Tag Archives: Hans Richter-Haaser

Apologie du bref infini

Il fallait oser enregistrer, avant l’année Beethoven, tout un programme mêlant le plus anecdotique (mais faussement anecdotique, évidemment) et le plus sacré. Ainsi Yumeto Suenaga dévoile-t-il au long de deux disques ce focus singulier du génie beethovénien, l’éclat, au double sens de fragment et d’éblouissement. Continue reading Apologie du bref infini

Une beethovénienne

La grande affaire de Muriel Chemin fut, est, et sera Beethoven. Une intégrale des Sonates, restée en suspens chez FY, montrait quelle compréhension innée elle possédait de la grammaire, du style, du verbe beethovéniens. Rien ne s’en est perdu malgré les années, comme le démontrent aujourd’hui ces Diabelli pensées, tenues, architecturées, dédaignant l’humeur pour mieux montrer le génie de la forme. Continue reading Une beethovénienne

L’oublié

Erik Then-Bergh (1916-1982), cela vous dit quelque chose ? Jeune homme, entêté à apprendre de nouvelles œuvres, je découvrais ce pianiste allemand en même temps que le Concerto de Reger qu’il avait gravé pour Electrola sous la baguette de Hans Rosbaud. L’autorité rageuse de son jeu, l’ampleur des tempêtes polyphoniques qu’il y produisait me laissèrent sans voix. Mais las !, impossible d’en savoir plus, ses autres albums étaient introuvables, jusqu’à ce que je déniche chez un disquaire de Prague un fulgurant Premier Concerto de Brahms avec Karel Ancerl. Quel son, quelle autorité.

Avec cela une densité de réflexion, un art de la construction qui le plaçait au centre des préoccupations esthétiques Continue reading L’oublié

Impérial Andsnes !

Voici peu Nelson Freire initiait son intégrale des Concertos de Beethoven par L’Empereur. Collaboration pleine de panache et de relance avec Riccardo Chailly et l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Une fête. Leif Ove Andsnes, dialoguant avec lui-même puisqu’il se passe de chef, conclut son intégrale Continue reading Impérial Andsnes !