Tradition revisitée

La photographie qui illustre le livret, où l’on voit Thomas Hengelbrock posant devant la Elbphilharmonie pourrait prêter à confusion : les quatre Symphonies de Brahms, données dans leur ordre chronologique le 22 mai 2016, entreprise fleuve, le furent dans la magnifique Laierzhalle où l’Orchestre de la NDR de Hambourg donnait historiquement ses concerts Continue reading Tradition revisitée

Autopsie d’un Requiem

La grande conque blanche du Hollywood Bowl, le Los Angeles Philharmonic tout en blanc, mais les chœurs, voix de la mort, en noir, et pour ce Summer Concert de 2013, le Requiem de Verdi.

J’imaginais assez la direction pleine de caractère de Gustavo Dudamel appariée du moins au théâtre de l’œuvre, sinon à sa spiritualité, mais c’est tout le contraire : ce qui se murmure dans le chef-d’œuvre de Verdi le transporte alors qu’il contient ce qui doit y rugir, tant d’ailleurs qu’à la fin un certain désordre paraît : c’est vrai dans les trombes du Dies Irae qui sonnent trop littérales, vraies aussi dans les fusées exultantes du Sanctus qui tanguent.

D’ailleurs, toute la soirée est plutôt inachevée, tempos peu certains – ce qui est un péché mortel ici –, style battu en brèche par deux solistes féminines assez peu supportables, cuivres à la justesse usée par la chaleur : peu à peu, la tension se perd, le sacré s’envole ; reste un geste qui vidé de sa substance démontre ou séduit, mais à la fin plus grand-chose du Requiem de Verdi, d’autant que même Ildebrando D’Arcangelo sonne las. Reste Vittorio Grigolo, solaire et contrit, charmeur un instant dans la supplique. Pour lui peut-être irez-vous y voir.

LE DISQUE DU JOUR

Giuseppe Verdi (1813-1901)
Requiem

Julianaa Di Giacomo,
soprano
Michelle DeYoung,
mezzo-soprano
Vittorio Grigolo, ténor
Ildebrando D’Arcangelo, baryton-basse
Los Angeles Master Chorale
Los Angeles Philharmonic Orchestra
Gustavo Dudamel, direction

Un DVD/Blu-Ray du label C Major Entertainment 741208
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Photo à la une : © DR

Miniatures tendres

Une pagode javanaise, un blues, une musique blanche et modale comme du Satie, une « tziganerie » mélancolique, une pincée de Pologne façon Szymanowski, le piano qui dort et rêve dans un été silencieux comme du Mompou, Alexandre Tansman avait bien raison d’aimer tant ses Novelettes que Danny Zelibor enregistre Continue reading Miniatures tendres

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