Archives par mot-clé : Mirare

Nuit à trois

L’océan de cordes de Verklärte Nacht tout entier enclos dans un piano, un violon et un violoncelle ? Eduard Steuermann, l’un des créateurs de Pierrot Lunaire, proche parmi les proches de Schönberg et compositeur lui-même, réussit cette gageure, voulant offrir à son maître à la fois la preuve de son dévouement et celle de son art. Continuer la lecture de Nuit à trois

Le maître des claviers

Bach admirait les talents de claviériste de Haendel, à l’orgue comme au clavecin, mais le théâtre allait ravir le jeune homme, le détournant vers un monde que Bach n’ignorera pas au point qu’on peut croire : le journal de ses cantates est aussi un théâtre.

Mais revenons à Haendel. Les clavecinistes imposant les merveilleux décors sonores que les instruments « historiques » pouvaient enfin faire paraître grâce à la magie des micros Continuer la lecture de Le maître des claviers

Le Diable et l’Ange

Les timbres. Voyez-vous, les timbres font un pianiste. Oui, il lui faut des doigts, du panache, de la musicalité, mais sans les couleurs le piano reste en noir et blanc. Les timbres ne sont pas donnés à tout le monde, mais Nathanaël Gouin en est le jeune maître. Continuer la lecture de Le Diable et l’Ange

À demi

Onze Mazurkas. J’ai envie d’écrire « seulement » ? Parlons tout de suite de ce qui fâche : le disque se conclut par une Troisième Sonate assez admirable de ligne, de tension, de construction, réglée sur le modèle classique laissé par Lipatti, mais dont le Finale s’effondre, Lukas Geniušas lui refusant les fusées, l’élan que lui donnait le pianiste roumain. Continuer la lecture de À demi

L’art de la variation

Tout un disque de cahiers de Variations est rarement osé, même chez les Beethovéniens les plus fervents, les Diabelli leur suffisent, à la rigueur les Eroica ; au fond, seul Brendel dans ses jeunes années Vox y aura été voir et plus près de nous, Cécile Ousset. Mais l’année Beethoven s’annonçant Continuer la lecture de L’art de la variation